vendredi 3 juin 2011

Emission du 4 juin

Hank Williams: Lonesome whistle (1951)
Rivals Sons: Pressure and Time (2011)
Fu Manchu: Shake it loose (2007)
Rambling Wheels: the Deciders (2010)
Fangs: Automatic Rock'n'Roll (2011)
Caitlin Rose: Spare me (2010)
Wendy James: New Wave (2011)
Thurston Moore: Blood never lies (2011)
Megafaun: Carolina days (2011)
the Swamp: Vampire blues (2009)
The Pupils: We are the pupils (2011)
Les Soldes: Set the fire (2011)
La Rotule 50's: Lost in the highway (2010)
Jim Anderson & Red Scales: Hootenanny special
The Vectors: Downhill
The Obits: Spot the pikey (2011)
The Chords: Sh-boom (1954)
The Five Keys: Ling ting tong (1954)
The Marcels: Allright, okay, you win (1961)
Frank Zappa: cheap thrills (1968)
Frank Zappa: Willie the pimp (1969)

jeudi 2 juin 2011

Exile on Main Street

Exile on Main Street: une saison en enfer avec les Rolling Stones.
Robert Greenfield éditions le mot et le reste

Le début des années 70 signe l'arrêt de mort définitif des sixties, pas seulement par la logique arithmétique des nombres, mais surtout à cause de la succession d'évènements qui creusent la tombe des mouvements de la contre-culture: Altamont en décembre 69, durcissement de l'engagement américain au Vietnam, séparation des Beatles, décès successifs en moins d'une année de Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrisson, montée en puissance de l'utilisation de drogues dures comme la cocaïne et l'héroïne.

Pour les Stones, installés, consacrés, la cassure ne s'apparente pas à une baisse de niveau créatif (ils sortent de "Sticky Fingers") mais à une réaction britannique anti-Stones qui peut se résumer à deux facteurs; leurs frasques passées et présentes leur valent d'être la cible privilégiée de n'importe quel "bobby" (flic anglais) qui veut se payer un Stones et le fisc anglais leur réclame des arriérés d'impots énormes.
En effet leur tranche de revenus imposables est de 83% par Livre sur le revenu salarial et de 98% sur les revenus non salariaux. Au bas mot, chacun d'entre eux doit un peu plus de cent mille Livres au fisc anglais (déjà épinglé par les Beatles dans le morceau "Taxman").
Et comme en Angleterre il faut payer avant le 1er Avril, c'est peu ou prou à cette époque de l'année 1971 que les Stones émigrent en France où ils pourront rester un an moyennant une garantie de dépenses de 150 à 200000 Livres qui leur vaudra une exemption d'imposition sur leurs revenus de la part du fisc français.
Or, des cinq membres, le petit nouveau Mick Taylor n'a pas gagné autant d'argent que les autres et n'a donc aucune raison de quitter l'Angleterre; il ralliera quand même le sud de la France avec sa jeune femme et leur fille âgée de trois mois.

Direction la Côte d'Azur, à Nellcote pour Keith Richards, une villa édifiée au XIXème siècle, tout près de St-Jean Cap-Ferrat. C'est d'ailleurs pas loin de là que la princesse Grace de Monaco trouva la mort dans un accident automobile.
Nellcote sera le lieu de villégiature de Keith, d'Anita Pallenberg et de beaucoup d'autres invités mais sera aussi le studio d'enregistrement monté de bric et de broc dans les caves humides, mal aérées, mal alimentées en réseau électrique (ils feront sauter les plombs du quartier plus d'une fois), studio où sera enregistré le double album "Exile on Main Street", album encensé par tous à présent mais qui à l'époque a eu un peu de mal à décoller après le succès de leur disque précédent,"Sticky Fingers", resté au top des charts pendant près de six mois avec des singles tels que "Brown Sugar" ou "Bitch"; de plus le format double album était assez rare à et coûtait logiquement deux fois plus cher.
Ajouté à tout ça un départ en catastrophe de keith et Anita pour cause d'inculpation pour trafic de drogue, une détox mouvementée en Suisse (et l'accouchement d'Anita), des trafiquants corses fournissant l'héroïne marseillaise, un cambriolage où plus d'une dizaine de guitares sont fauchées, un va-et-vient permanent de potes , de pique-assiettes et de personnalités , l'entrée dans la peopolisation des Stones avec le mariage de Bianca et Mick à St-Trop', d'avril à la presque fin d'année c'est une tranche de vie( et de morts ultérieures) qui ressort de cet ouvrage de R. Greenfield, jeune correspondant pour le magazine "Rolling Stone" qui, l'année suivante suivra en spectateur privilégié la tournée américaine chargée de promouvoir la sortie d'"Exile" et de rabibocher les Stones avec les USA, source majeure de revenus pour Mick le financier.

Ce bouquin est très fortement recommandé.

jeudi 26 mai 2011

Emission du 28 mai

Hank Williams: Moanin the blues (1950)
Shaggy Dogs: André Williams (2011)
Baskery: Beat up the blues (19 juin 2011)
Wendy James: Municipal blues (2011)
Yann Lem: Blues déprime (2011)
Papet J: Ruelles (2011)
The Kat: I'm a woman (2011)
Dick Annegarn: Worried man blues (2011)
Bob Dylan: Just like Tom Thumb's blues (1963)
The Obits: Milk cow blues (2009)
Led Zeppelin: Travelling Riverside blus (1969)
Mama Rosin: Les blues d'Amédée (2009)
Black Crowes: High Head blues (1994)
Woody Guthrie: Talkin' dust bowl blues
Lilian Glinn: Cravin' a man blues (1929)
Ida Cox: Death letter blues (1939)
Hattie North: Honeydripper blues (1929)
The Memphis Jug Band: She done sold it out

vendredi 20 mai 2011

Emission du 21 mai

Hank Williams: Why don't you love me (1950)
The Soulshake Express: Fired up (2011)
The Parlor Mob: Carnival of Crows (2008)
Jon Spencer Blues Explosion: Wail
Jon Spencer Blues Explosion: I wanna make it alright (1998)
The Legendary Tigerman/ Asia Argento: Life ain't enough for you (2011)
The Popes: Black is the colour (2011)
The Obits: Widow of my dreams (2009)
The Surfettes: Sammy the sidewalk surfer
The Lively Ones: Pipeline
The Wailers: Gunnin for Peter (1960)
Dick Dale: Riders in the sky (1963)
The Fender Men: Muleskinner blues (1960)
Ann Sexton: You're gonna miss me (1973)
Candi Staton: In the ghetto
Hawa: I was born to love (6 juin 2011)
The Buttshakers: Headaches and Heartaches (2011)
Betty Davis: Talkin Trash
Betty Davis: 70's blues

samedi 14 mai 2011

S.T.P.: A travers l'Amérique avec les Rolling Stones

S.T.P.: A travers l'Amérique avec les Rolling Stones - Robert Greenfield - éditions Le mot et le reste

Premier livre entièrement consacré à la tournée d'un groupe de rock, en l'occurrence les Stones, sacrés quelques années auparavant "plus grand groupe de rock sur scène, STP fut une première fois édité à seulement quelques milliers d'exemplaires au milieu des seventies.

L'auteur, "embedded" comme on dit maintenant, raconte sa tournée avec le groupe en 1972, un rêve inaccessible pour n'importe quel rock-critique actuel quel que soit le groupe ou l'artiste.

1972 est une année retour de manivelle en ce qui concerne la contre culture aux USA et c'est dans ce contexte que le groupe, trois ans après le désastreux concert d'Altamont, va expérimenter ou plutôt généraliser les méga-concerts dans des stades (chose non pas inédite en matière de grands concerts mais systématisée à l'occasion de STP), innove en matière de prévente de billets de concert par ordinateur: prix de vente unique (6,5$) et 4 places maximum par acheteur.

Décrivant parfaitement l'ensemble des rouages de la machinerie "Stones Touring Party" (et non pas Serenity, Tranquillity and Peace comme l'acide surpuissant du même nom), des membres du groupe aux managers, avocats, roadies, journalistes et autre happy-few dont un certain Truman Capote entre autre, Greenfield délivre une mosaïque de situations, de déboires, de débauches inhérentes à toute tournée rock qui se respecte.
En plus, l'entreprise Stones, par la volonté de son chanteur "leader" Mick Jagger principalement, se devait d'apporter et d'entretenir une certaine légende, un "buzz" comme on dit aujourd'hui et c'est Robert Frank, photographe et cinéaste "underground" qui suivra la tournée filmant tout et n'importe quoi, incitant même les participants à aller plus loin dans l'outrage, commettant le mythique documentaire "Cocksucker Blues", film jugé trop outrancier par ceux-là même qui en étaient à l'origine et interdit de diffusion dès la fin de la tournée.

Ce livre, témoin de cette époque, a été réactualisé et réédité en 2002 pour la version anglaise, 2008 pour la version française.

Ce livre est simplement indispensable pour saisir la pure folie qui existait dans les coulisses et sur scène autour et avec les Stones.

vendredi 13 mai 2011

Emission du 14 mai

Hank Williams: Ramblin' Man (1951)
Jon Spencer Blues Explosion: Leave me alone so I can rock again (2011)
Black Box Revelation: Rattle my heart (2011)
Vismets: She's a psycho, she's a hippie (2011)
The Obits: Milk cow blues (2009)
Kokomo Arnold: Milk cow blues (1934)
Sixx: A.M.: Sure feels right (2011)
Zoe: You shot me down (2011)
Randy Mandys: The way we are (2011)
Guma Guma: Love shoots (2011)
The Kat: Droit au blues (2011)
Lucinda Williams: Stop breaking down (1978)
Bob Dylan: You're no good (1962)
Merle Haggard: Walkin' the floor over you (1965)
Ernest Tubb: Walkin' the floor over you (1941)
Woody Guthrie: Muleskinner blues
Jimmie Rodgers: Blue Yodel number 8 (1930)
Jimmie Tarlton: Stow wicked blues (1929)
Son of The Pioneers: Cool Water (1945)

vendredi 6 mai 2011

Emission du 7 mai

Hank Williams: The blues come around (1947)
Towers of London: Fuck it up (2006)
Cortona: The beat is billig (2011)
The Obits: Everything looks better in the sun (2011)
The Obits: I blame you (2006)
Shaggy Dogs: Promise (23 mai 2011)
Duster 71: Some fun (2011)
American Dog: Motherfucker (2009)
Jet: Get what you need (2003)
The Blakes: Lie next to me (2007)
Bob Dylan: Drifter's escape (1967)
Carl Philips: Wigwam Willie
The Blue Echoes: It's witchcraft
Roger & the Markees: Liza Lee
Al Elias: King Kong
Round Robin: I'm a wolf man
Howlin' Wolf: Howlin' Wolf Boogie (1951)
Oscar "Buddy" Woods: Lone Wolf Blues (1936)
The Frantics: Werewolf