dimanche 8 février 2009
Wanda Jackson
Son émission plait tellement que le temps d'antenne qui lui est alloué est doublé, passant du quart à la demi-heure. Elle chante également dans un orchestre local dirigé par Merle Lindsay.
Arrive le printemps 1954 qui voit sa carrière prendre un tournant grâce à Hank Thompson. Faisant partie d'un des groupes de western swing très populaire, The Brazos Valley Boys, Thompson est conquis par la petite Wanda (elle a 16 ans) alors qu'il l'écoute à la radio, lui téléphone et l'invite à partir en tournée.
Thompson présente Wanda Jackson au leader du groupe, Billy Gray, qui est également l'arrangeur. Elle enregistre son premier disque en duo avec Gray, une galette qui sort quelques jours avant la fin de l'année scolaire. Pendant l'été, elle tourne dans le nord-est avec Hank Thompson et enregistre pour Decca.
De 1954 à 1956 sept disques sortiront sur ce label, chansons country guimauve ("Lovin country style", "Tears at the Grand Ole Opry") essentiellement.
En septembre 1955, après avoir réussi brillamment son bac, Wanda se produit régulièrement à la télévision dans l'émission "Ozark Jubilee" sur ABC-TV, émission animée par le chanteur de country Red Foley. L'émission changea de titre en 1957 (Country Music Jubilee) puis en 1958 (Jubilee USA) et fut stoppée en 1960 quand Red Foley fut arrêté pour fraude fiscale.
Wanda prit Jim Halsey comme manager, lui qui gérait également la carrière de Hank Thompson. Elle signe pour Capitol en 1956. Son premier disque pour le label est "I gotta know" en août 1956. Malgré quelques titres respectables comme "Let's have a party", "Honey Bop", "Mean mean man", "Hot dog, that made him mad", le sommet de sa carrière, le titre qui la rendra célèbre dans le monde entier est bien entendu "Fujiyama mama", sorti début 1958. La chanson signée Earl Burrows était déjà sortie trois ans plus tôt sur Capitol, chantée par Anisteen Allen. Néanmoins, seul "Let's have a party" entrera dans le Billboard à la 37ème place.
C'est après 1961 et sonpremier départ de Capitol qu'elle enregistrera "Right or Wrong" et d'autres titres à Nashville, Tennessee, ce titre montant à la neuvième place dans les charts country et à la 29ème place des charts pop.
Elle épouse en 1961 un programmeur de chez IBM et fait deux enfants, Gina Gail en 1962 et Gregory Jackson en 1964.
De 1965 à 1967, elle anime sa propre émission de télé: "Music Village".
Elle enregistrera encore quelques albums country et gospel jusqu'à la fin des années 70 après la fin de son (deuxième) contrat avec Capitol en 1973 et l'album "Country Keepsakes". Sa conversion au Christ en 1971 la verra donner des concerts dans des églises exclusivement pendant une bonne quinzaine d'années.
Elle tourne toujours à l'âge de 71 ans, a un site officiel sur le web, une page Myspace, une ligne de merchandising, et n'oublie jamais de remercier le Seigneur à un moment ou à un autre lors de ses concerts où elle se partage entre les musiques qu'elle a toujours aimées: country, rockabilly et gospel.
Parmi sa discographie, importante car riche d'une soixantaine d'albums (selon les plus optimistes), nombre de compilations, hommages ou rééditions:
2 coffrets Bear Family:
- Right or Wrong
- Tears will be the chase of your wine
Son dernier:
- Hold what you got
Récemment:
- 2006: I remember Elvis
- 2000: Queen of Rockabilly
- 2000: Rockin with Wanda
dimanche 25 janvier 2009
Tex Ritter
En 1928 il chante à la radio KRPC à Houston puis monte à New York pour chanter dans le choeur du spectacle "New Moon" à Broadway. Toujours à Broadway, il joue dans "Green grow the lilacs" (1930) qui deviendra "Oklahoma". Il participe également aux spectacles "The roundup" en 1932 puis "Motherlode" en 1934, toujours à Broadway.
Parallèlement, Tex Ritter participe à des shows radio qui lui permettent de devenir assez populaire, interprêtant des chansons et des contes du Far West. Il enregistre son premier disque en 1933 pour American Record Company (qui deviendra Columbia) "Goodbye ole paint".
En 1935, Tex Ritter signe pour Decca Record "Sam Hall" et "Get along little doggie". Il part pour Los Angeles l'année suivante où il jouera dans une quarantaine de films de cowboys jusqu'en 1945.
Tex Ritter signe avec Capitol Records en 1942 un contrat qui fait de lui le premier artiste western de la maison de disques. Le succès commence à venir avec "Jingle Jangle Jingle" mais c'est en 1944 qu'il obtient son premier numéro 1 dans les charts country et pop avec "I'm wastin my tears for you".
En 1945 Tex Ritter classe 3 chansons aux trois premières places du Billboard. Les tubes s'enchaînent avec "Rye Whisky" et "Deck of cards" en 1948. Le tube "High Noon" ("Le train sifflera trois fois") lui permet de passer à la télévision à l'occasion de la première retransmission des Academy Awards (les Oscars) en 1952.
Tex Ritter crée son label Vidor Publications avec Johnny Bond en 1953, "Remember the Alamo" étant le premier titre sorti. Son premier album sortira 4 ans plus tard.
Son show télé "Ranch Party" durera 4 ans.
Tex Ritter se marie en 1941 avec Dorothy Fox dont il aura deux enfants: Thomas et John (acteur télé et cinéma mort en 2003).
Il meurt en 1974.
mardi 13 janvier 2009
Steel Guitar
Les raisons de l'essor de la guitare sont autant économiques que religieuses. Une guitare est plus facile à fabriquer et à entretenir qu'un violon; les groupes religieux, noirs en particulier, depuis le début du XVIIIème siècle avaient fait du violon un symbole obscène du péché (A Boston, cité édifiée au milieu du XVIIème siècle par les colons protestants puritains ou Quakers, la danse et la musique -profane- étaient sévèrement réprimées: un texte municipal de 1693 détaille d'ailleurs tous les instruments de musique interdits à Boston en mentionnant leur degré "d'imprégnation démoniaque": guimbarde, violon, etc...). La guitare fut introduite sur les îles Hawaii par des vaqueros mexicains dans les années 1830 mais il faut attendre la fin du siècle pour qu'elle devienne partie intégrante de la musique hawaiienne.
La guitare hawaiienne exigeait l'utilisation d'un objet dur et lisse qu'on faisait glisser sur les cordes pour obtenir un son étiré et aérien, un "super glissando", au lieu des notes précises obtenues avec les doigts. L'histoire retient que c'est Joseph Kekuku, élève de l'école de garçons de Kamehameha, qui découvrit l'effet que faisait un peigne ou un couteau appliqué sur les cordes, se servant ensuite d'une barre de métal pour les renforcer.
Le style gagne les Etats Unis dans les années 1890 (voir l'article "Ukulele"). Dans les années 1920, cette technique va prendre deux appellations distinctes selon le style de musique pratiqué: slide pour les musiciens de blues et steel guitar pour les musiciens country. Le premier bluesman à avoir enregistré dans un style dérivé du style hawaiien est Blind Lemon Jefferson (1897-1930) sur "Jack' o'Diamond blues" en 1926. A l'instar de Jefferson, des guitaristes de blues du sud ajustèrent des tubes de métal ou des goulots de bouteilles (bottleneck) à leurs doigts.
Les Hawaiiens avaient l'habitude de jouer la guitare posée à plat sur les genoux mais de très rares bluesmen utilisèrent cette pose, Bukka White (1909-1977) étant l'un deux.
Les bluesmen slide guitaristes les plus connus de cette époque sont Scapper Blackwell et Casey Bill Weldon. Plus tard, Elmore James et d'autres feront perdurer ce style qui reste encore un signe de reconnaissance du blues autant rural qu'urbain.
La même année que Blind Lemon Jefferson, Frank Hutchison, un blanc né en Virginie, devint le premier artiste country à enregistrer dans ce style. Cette session à New York pour le compte du label Okeh en octobre 1926 donna "Worried blues" et "Train that carried the girl from town".
Au milieu des années 20, Ed et Rudy Dopera mettent au point une guitare à corps métallique, la National, et en 1929 fabriquent leur première Dobro en bois et métal (Dobro pour Dopera Brothers). Ces guitares étaient fabriquées avec des résonateurs métalliques (3 pour la National, 1 pour la Dobro) afin d'obtenir une résonnance naturelle.
La première steel guitar électrique dont on jouait à plat sur les genoux fut fabriquée par Rickenbaker en 1931. Un des premiers à en jouer, mais de manière classique (pas sur les genoux) fut Bob Dunn. Ayant écumé le pays avec des formations de vaudeville depuis 1927, il rejoint les Musical Brownies de Milton Brown fin 1934. Bob Dunn, après la mort de Brown en 1936, forme son propre groupe, les Vagabonds", et joue également avec l'orchestre de Cliff Bruner, les Texas Wanderers. Il prend sa retraite dans les années 40, donne des cours de guitare et gère un magasin de disques à Houston. Diplômé du conservatoire de musique de Houston, Dunn est considéré par ses pairs comme le maître de la steel guitar. On raconte que pour les dates de concert avec Bob Dunn, les organisateurs prévoyaient un steel guitariste de réserve, au où Dunn, grand consommateur d'alcool, tomberait de sa chaise pendant le set.
Le plus célèbre steel guitariste du western swing est Leon Mc Auliffe. Il expérimente la guitare électrique en essayant une guitare que Bob Dunn lui prête. Mc Auliffe intègre le groupe de Bob Wills en 1935 à l'âge de 18 ans et y restera jusqu'en 1942. Après la guerre, il enregistre avec son propre groupe puis continue en solo jusque dans les années 70.
La transformation de la steel guitar amplifiée a lieu au milieu des années 40 quand John Moore, mécanicien et guitariste amateur, collabore avec la marque Gibson pour fabriquer la première pedal steel guitar, la Gibson Electraharp. Posée sur 4 pieds, elle pouvait avoir jusqu'à 4 manches de 8 cordes. Une mécanique complexe de câbles, poulies et axes métalliques reliés à des pédales qu'on actionne avec le pied, voire, le genou, permet de produire différentes sonorités et accords d'une nouveauté inouïe. Un des plus célèbres pedal steel guitaristes est Speedy West (Wesley Webb West), né en 1924 à Sprinfield, Missouri. Il commence à jouer sur une National en 1937 et, onze ans plus tard, achète sa première pedal steel guitar.
Il travaille alors avec Spade Cooley, Hank Penny, étant l'un des musiciens de studio les plus réputés de Los Angeles. Speedy West enregistrera plus de 6000 disques avec presque 200 chanteurs différents, country ou pop, indifféremment.
Parmi les pedal steel guitaristes qui vont forger le Nashville Sound qu'on écoute encore aujourd'hui, citons Webb Pierce et Bud Isaacs.
Sources: "Country" et "Blackface" de Nick Tosches, éditions Allia.
dimanche 4 janvier 2009
Merle Travis
Né le 29 novembre 1917 à Rosewood (Kentucky). Ses parents pratiquent chacun un instrument de musique: banjo pour le père, mandoline pour la mère.
Il commence la guitare à l'âge de 12 ans. Ses influences sont Mose Roger et Ike Everly (le père des Everly Brothers et le grand-père d'Erin, ex-femme de W.Axl Rose).
Il joue dans différents groupes dont les Tennessee Wildcats, les Drifting Pionneers et les Brown Ferry's Four, groupe de gospel swing créé en 1943 après le départ des Drifting Pionneers de l'antenne de radio WLW, radio basée à Cincinnati où il a commencé en 1937. Les Brown Ferry's Four (avec Granpa Jones et les Delmore Brothers) deviennent rapidemment très connus grâce à leurs passages radio et leurs disques, ne faisant que très peu de concerts parce-qu'ils travaillaient parallèlement dans leurs groupes respectifs.
Après un passage chez les marines pendant la guerre, il se rend à Los Angelès et signe un contrat avec Capitol.
Il pratique le finger picking, appris avec ses maîtres Mose Roger et Ike Everly, rebaptisé Travis picking en son honneur, et influence, entre autres, Chet Atkins, Doc Watson, Scotty Moore, Carl Perkins.
Il apparaît dans les films "From here to eternity" (Tant qu'il y aura des hommes) et "Honky Tonk Man".
Morceaux les plus connus:
- Sixteen tons (1946) (Repris par Big Bill Broonzy en 1956)
- Steel guitar rag (avec Bob Wills et Leon Mc Auliffe)
- No vacancy
- Merle's boogie
- Cincinnati Lou
- Divorce me C.O.D.
Il meurt le 20 octobre 1983.
dimanche 28 décembre 2008
Spade Cooley
Dans les années 30, il tourne pas mal de films aux côtés de Roy Rogers comme doublure, figurant, violoniste (son instrument de prédilection).
Spade Cooley commence à enregistrer en 1941 en tant que membre de l'orchestre de Cal Schrum puis de Jimmy Wakely. C'est vers la fin 1944 qu'il grave le plus gros succès de sa carrière sous son nom "Shame on you", sorti début 1945.
Tex Williams est son chanteur attitré jusqu'en 1946.
Spade se marie en secondes noces avec une de ses choristes, Ella Mae Evans, en 1945. Deux enfants naissent de cette union: Melody, en 1947 et Donnell Jr en 1948. Il avait déjà un fils né de son premier mariage en 1933.
L'année de son second mariage, Spade est arrêté en Californie pour viol. Un tribunal l'acquitte.
En 1961, Spade commence à l'avoir un peu mauvaise car sa femme raconte un peu partout qu'elle baisait avec Roy Rogers.
Le 3 avril 1961, Spade rentre chez lui, à Willow Springs, chargé à l'alcool et aux cachets. Une dispute éclate, Spade se met à cogner Ella Mae. Il oblige sa fille à s'asseoir. "Tu vas me regarder la tuer", lui dit-il. L'imprésario de Spade arrive sur les lieux et découvre l'épouse de Cooley nue, couverte d'ecchymoses, ensanglantée et mourante, ses seins marqués de brûlures de cigarette.
Spade fut condamné à la prison à vie pour meurtre au premier degré sur la foi du témoignage de sa fille de 14 ans.
En 1969, alors emprisonné au pénitencier de Vaccaville, il bénéficie d'une sortie exceptionnelle pour un concert au profit de l'association des sheriffs d'Oakland. Pendant l'entracte, dans sa loge, il s'effondre et meurt, victime d'une crise cardiaque.
La carrière musicale de Spade Cooley.
Son titre "Shame on you", sorti en 1945, restera deux mois numero 1 du top country.
Il enregistre pour la firme Colombia jusqu'en 1946 puis chez RCA Victor (la firme qui acheta 10 ans plus tard Elvis à Sam Philips) de 1947 à 1950 pour ensuite travailler avec Decca jusqu'en 1955.
Auto-proclamé "King of the western swing", Cooley, installé en Californie depuis le début des années 40, se produisait avec un orchestre d'une quinzaine de musiciens. Le style neuf, policé, proche du swing populaire à l'époque, enrichi par des orchestrations sophistiquées (il avait même un harpiste dans son orchestre en 1949) contribua pour beaucoup au succès de Spade Cooley qui se produisait devant des milliers de personnes.
Si les arrangements, travaillés, sont remarquables, le matériau de base reste quand même assez moyen, même son plus gros tube ne sort pas du lot.
samedi 27 décembre 2008
A la Campagne
Sous ce terme générique "country" se cachent plusieurs styles de musique (blues, swing, polka, valse...), le point commun étant les instruments de musique utilisés (le violon étant très souvent l'instrument principal) et dont l'origine plus ou moins commune était des chansons traditionnelles, parfois vieilles de plusieurs siècles, amenées par les immigrants venus de différents pays européens, avec bien sûr, une majorité de ballades venues d'Ecosse et d'Irlande.
Ce matériau sera repris, transformé, consciemment ou inconsciemment, par les musiciens et les compositeurs qui le modifient et l'adaptent à leur nouvelle situation géographique.
Ajoutons à cela l'émergence, au début du 19ème siècle, des artistes ménestrels blackface qui reprenaient des chants, des musiques et les situations des esclaves noirs qui se changeaient les idées en se moquant des blancs (on a voulu voir, surtout par opposition avec les spectacles établis de théâtre et de vaudeville, ou faire croire à un racisme primaire très courant à l'époque: des blancs qui se griment en noir (nègre) pour se moquer des noirs).
Dès les prémices du spectacle blackface, des noirs sont également de la partie, jouant en se grimant le visage et les mains au bouchon de liège brûlé pour accentuer leur noirceur, mais aussi pour jouer de ce paradoxe: Louis Armstrong est l'exemple le plus connu car il commença sa carrière en blackface.
Le mélange de tout cela donnera les musiciens du début du 20ème siècle, partagés entre l'influence des spectacles blackface et vaudeville.
Dans la deuxième décennie de ce siècle, le jazz commence à faire son trou, aidé en cela (mais pas seulement) par la technologie naissante de reproduction de musique (cylindres Edison puis galettes acétate puis vinyl). Mais si le jazz est plus présent dans les grandes métropoles, le déclin des spectacles blackface-vaudeville (dû à l'émergence du cinéma, muet ou parlant, et à d'autres facteurs plus généraux) amènera des producteurs avisés à enregistrer et à éditer une pléiade de musiciens qui essayaient de faire leur trou en jouant n'importe où, n'importe quand, souvent en travaillant à côté.
Quelques artistes vont donner le coup d'envoi à cette musique qui avant de s'appeler "country" (le terme, bien que déjà souvent utilisé, apparait dans les classements de ventes de disques du Billboard à la fin des années 40) était plus connue sous le nom de western swing, dénomination due à l'origine de la majorité des musiciens ainsi qu'aux thèmes abordés dans les chansons.
Un nom apparait souvent, source d'inspiration et de vocation pour l'immense majorité des musiciens appelés à devenir les rois du western swing, c'est celui de Jimmie Rodgers (1897-1933). Surnommé le grand-père de la country, Jimmie Rodgers, après une carrière professionnelle dans les chemins de fer et comme artiste de cirque, va enregistrer pendant six ans, de 1927 à 1933 (il enregistre ses derniers morceaux alors qu'il se sait condamné par la tuberculose, maladie fréquente mais non curable à l'époque). Il connaitra la fortune, la gloire et la renommée (surtout dans le milieu de la musique et du spectacle du sud des Etats Unis) et sera l'artiste catalyseur qui va inspirer beaucoup de musiciens, country ou autres.
Les biographies qui suivent (et qui suivront) sont indicatives et concernent des musiciens qui ont marqué l'histoire du western swing. La qualité musicale de leur production est variable, allant du passable au sublime, en passant par le médiocre.

