dimanche 17 janvier 2010
Basia Bulat
C'est à l'automne 2007 que sort le premier album de Basia Bulat, déjà chez Rough Trade, intitulé "Oh, my darling".
L'album fournira matière à louanges dans la presse et surtout un support aux concerts qui la verront être plébiscitée et commencer à se faire un nom dans l'univers folk.
Le deuxième album de la Canadienne est un album mature, riche et varié.
L'alternance des morceaux lents et rapides, l'orchestration finement arrangée et la voix de Basia Bulat, voilà quelques bonnes raisons de savourer (quoiqu'une galette plastique ou vinyle doit avoir une saveur bizarre!) cet album extrêmement plaisant.
J'insiste sur la voix de Basia Bulat car à l'écouter en passant, son timbre, sa tessiture et sa technique font penser à Shakira (si! si!) jusque dans les légers trémolos.
C'est la deuxième Basia que je connais dans la musique, la précédente Basia, d'origine polonaise, officiait au chant dans les années 80 au sein du groupe (duo?) Matt Bianco.
samedi 3 octobre 2009
Madeleine Peyroux
Après "Dreamland" (1996), "Careless Love" (2004) et "Half the perfect world" (2006), soit trois albums excellents, sans faute de goût, Madeleine Peyroux nous gratifie là d'un "Bare Bones" tout simplement jouissif.
Pas d'exercice de style sur des reprises du répertoire classique de la chanson française ou des standards de la musique américaine mais onze compositions qui démontrent si besoin était que Madeleine Peyroux a atteint (c'était déjà le cas sur quelques compositions antérieures) une maturité, une plénitude qui rendent ce disque magnifique.
Aidée par un groupe de musiciens habiles, fidèles depuis des années (surtout depuis "Careless love") la mayonnaise prend si bien qu'on a peine à dégager un morceau du lot, tant l'excellence est au rendez-vous.
Très fortement recommandé.
Site officiel.
(en concert à Toulouse le 9 novembre)
vendredi 2 octobre 2009
Lynyrd Skynyrd
C'est un sentiment contrasté qu'inspire l'écoute de ce nouvel album de Lynyrd Skynyrd. Étant donné les changements de line-up imposés par des décès des membres originels, on a pu assister à la mutation de ce groupe de rock sudiste mythique puis à sa désagrégation pendant les années 80-90.
Ils sont de retour, en 2009, avec un seul rescapé des origines, Gary Rossington, dernier des mohicans, épaulé par Johnnie Van Zandt, petit frère de la figure emblématique du groupe, Ronnie, explosé dans un crash d'avion en 1977.
Sentiment contrasté parce-que musicalement, c'est toujours un bon vieux rock sudiste digne des meilleurs morceaux de Lynyrd Skynyrd, mais en ce qui concerne les paroles, ça se gâte un peu.
Me faisant l'avocat du diable, je dirai que sudiste un jour, sudiste toujours, avec en plus un 11 septembre qui a laissé énormément de traces, même dans des endroits où New York est méprisée, honnie, considérée comme une cosmopolite débauchée.
Car, et c'est flagrant sur les titres qui nous parlent du bon vieux Sud, de ses traditions et des pionniers, ce patriotisme exacerbé ne trouve même pas de second degré, de distance. Plein la gueule et si t'es pas heureux, retourne dans ton pays. Écouter "This ain't my America" ou la chanson-titre "God and Guns" donne envie de se procurer l'instrumental pour ne pas avoir à se fader ces ritournelles bouseuses qu'on croyait en bonne voie de disparition. Mais, et c'est vrai dans d'autres domaines que la musique, les fondamentalistes ne baissent jamais les bras, alors prenez ce disque pour ce qu'il est, un bon Lynyrd Skynyrd qui fait regretter le bon vieux temps de Ronnie, d'Allen et des autres.
Et comme thème sous-tendu dans pas mal de chansons de l'album, "C'était mieux avant", apprécions la mise en abîme que provoque "God and Guns".
mercredi 30 septembre 2009
Alex Grenier
Si d'habitude, et surtout poussé par l'entourage, le guitariste en herbe se tourne plus volontiers vers un style de musique qui a très fortement contribué à magnifier l'instrument guitare (rock, métal, etc), Alex Grenier a choisi une voie autrement plus casse-gueule.
Jazz-funk, blues dont les inspirateurs pourraient être Wes Montgomery, Ronny Jordan ou encore BB King, ce disque rappelle aussi US3 à la sauce instrumentale.
Autour de la guitare, une section de cuivres efficace (trompette, sax ténor et baryton) et un dj scratcheur accompagnent les mélodies et solos de guitare d'Alex Grenier très efficacement en un groove qui prend dès le premier morceau "This way" pour ne plus lâcher avant le dernier pour la route "Boomerang".
Il y a une alternative aux musiques dominantes sans pour autant tomber dans une chapelle intégriste, c'est une des raisons pour se jeter sans délai sur ce disque excellent.
Site officiel
lundi 28 septembre 2009
Megafaun
Trois barbus du Wisconsin (eux, au moins, ne risquent pas de se faire emmerder dans les aéroports, quoique!) délocalisés en Caroline du Nord sortent leur premier album (après un premier, inédit en Europe) et c'est une claque assez énorme.
Pour synthétiser, on pourrait parler d'émo-folk à tendance musique concrète, mais mieux vaut se laisser bercer par ces chansons folk dissonantes , ces instrumentaux expérimentaux qui rapprochent Megafaun du courant opéré par Akron Family entre autres.
Très fortement recommandé.
Site officiel
mercredi 2 septembre 2009
the Rockridge Brothers
On connaissait les Suédois pour leur accueil chaleureux de musiciens indésirables ou peu considérés chez eux (les jazzmen dans les années 60) et par leur rock efficace depuis (globalement!) la fin des années 80.
Voilà la seconde production de ce groupe après "Straight outta Rockridge" en 2003. Mais ici, pas de jazz, pas de rock and roll ou de métal death grind nocturnal etc... mais du bluegrass dans la forme traditionnelle.
L'essentiel de l'album est composé de reprises dont le choix est tout simplement excellent, que ce soit des Old Timers comme Henry Thomas ou Clarence Ashley ou des maîtres reconnus du style bluegrass tels que Charlie Monroe (frère de Bill et de Birch), le banjoïste virtuose Earl Scruggs sans oublier Bob Shelton (frère de Joe), plus proche du western swing ou du honky tonk à l'époque.
Car pour les Rockridge Brothers, le bluegrass est prépondérant et ils rendent à merveille ces vieilleries pour en faire un disque excellent, presque idéal pour faire découvrir un genre qui, s'il est daté et n'a connu qu'une bonne dizaine d'années de gloire et de renommée, n'en reste pas moins toujours prisé un peu partout dans le monde.
Sorti le 28/08/09
jeudi 20 août 2009
Kitty, Daisy & Lewis
Les enfants Durham ne font pas comme les autres. A leur âge (19 ans pour l'aînée) leurs copains et copines de classe s'éclatent en boite au son du two step garage (pour les meilleurs) ou de la dans (pour les ...!) alors qu'eux s'enquillent des bons vieux 45T de chez Sun Records.
Enregistré avec du matériel d'époque, magnéto à bande, micro à ruban, ampli à lampe, en prise directe naturellement cet album est surprenant d'authenticité car il rend hommage (et ressuscite) le rockabilly des 50's, le blues et une certaine forme de country.
2 morceaux originaux pour 8 reprises mais aucune faute de goût ou d'interprétation, chapeau!!
mercredi 19 août 2009
Cage the Elephant
Leur popularité grandissante en Grande Bretagne est surtout due à des concerts incendiaires.
Le combo des frères Shultz (Matt et Brad) prouve sur cet album que le matériau qui leur sert à foutre le feu sur scène est d'une excellente facture, textes inspirés et ironiques, mélange des influences passées et présentes (les pisse-froid y verront de l'opportunisme suite au succès largement mérité -!!- des Arctic Monkeys).
Onze morceaux et pas une merde, c'est pas si fréquent, alors on applaudit des deux mains.
mardi 18 août 2009
The Obits
The Obits - "I blame you" - Sub Pop
Une entrée en matière (Widow of my dreams) nous replonge dans un rock faussement new-age 80's. Le rentre-dedans "Pine on" convainc par son efficacité presque punk-rock et le reste est à l'avenant. Le traitement du son y est pour beaucoup, faussement négligé ou mal foutu avec ces duels de guitares placées à droite et à gauche des baffles comme au temps où il fallait indiquer à l'auditeur qu'il y avait plusieurs guitares sur le même morceau.
Le disque s'achève avec une excellente reprise (la seule de l'album) du "Milk Cow Blues" de Kokomo Arnold (1934) et le morceau lent mais sexuellement explicite "Back and Forth".
Fortement recommandé!!
jeudi 30 avril 2009
The Parlor Mob
Le revival rock sixties-seventies compte un nouveau fer de lance en provenance du New Jersey: the Parlor Mob. La photo de groupe au dos de la pochette vous replonge (pour les plus vieux) direct en ces temps où tous les musiciens se devaient d'arborer des cheveux longs, moutache et pose avachie. Mais fi des apparences, dès les premières mesures de "Hard Times", la messe est dite.
Pas un morceau faiblard sur cet album dont les références qui viennent à l'esprit sont Led Zeppelin pour la voix du chanteur Mark Melicia, Black Crowes pour l'influence rock sudiste.
Mais si les influences sont assumées, on reste scotché par l'originalité et la diversité des 12 morceaux du disque, 12 comme dans le temps où on ne pouvait pas caser 70 mn de fourre-tout foutraque parce-que les vinyls, c'était autre chose, ma bonne dame.
Bon, j'arrête de jouer au vieux con mais je persiste et signe, à vos bacs le 18 mai.
(de toute façon, j'assume ma connerie!)
mardi 31 mars 2009
Vetiver
Quatuor mixte (mâle-femelle) originaire de la région de San Francisco, oeuvrant depuis près de quatre ans, Vetiver sort un album excellent: "Tight Knit".
Mais si l'appellation "folk" en fait tiquer beaucoup (musique chiante, tempo mou du genou, textes baba-cools) Vetiver contribue à rendre cette musique captivante et variée. Aperçus en première partie de la tournée européenne de Devandra Banhart, ils confirment leur talent grâce à "Tight Knit", album gorgé de petites perles telles que "Sister", "Another reason to go", "On the other side" ou encore l'hypnotique "Strictly Rule".
mardi 24 mars 2009
Aeroflot
Back to the eighties!! Le "Disco Negro" d'Aeroflot vous donne une bonne baffe dans la gueule dès le titre d'intro "Volcano" avec son orgue estampillée Dave Greenfield, sauvagement griffée par une guitare brutale et nerveuse. Ca se calme un peu sur les morceaux "Pitbull of the pantleg", "Tua Svora" et "Sorry" dont les riffs dissonants pourraient paraitre dispensables mais très écoutables quand même.
Retour aux choses sérieuses avec "Europanties", "Desert Fuck Fuck", "Brazo cortado" et "Be my wife" dont l'énergie confirme qu'Aeroflot, chantant aussi bien en anglais qu'en espagnol, n'est pas le groupe d'un seul bon morceau par album. "Lost en la cocina" et "Fur Zimmer" sont des instrumentaux, le premier ayant des réminiscences country folk alors que le deuxième, qui clot l'album, s'envole dans un délire psychédélique high energy.
Chaudement recommandé.
ps: Dave Greenfield est le clavier des Stranglers, obscur groupe des années 70-80, toujours en activité.
vendredi 20 février 2009
Lumière Intérieure
Lux Interior, chanteur initiateur des Cramps a passé l'arme à gauche dans un hosto de Californie, état où lui et Poison Ivy vivaient depuis quelques années.
Soixante ans. Une énorme majorité de musiciens pop, rock, etc, qui réussissent à atteindre cet âge l'ont fait en évoluant, en changeant de style, en s'adaptant aux temps présents, reniant très souvent la foi qui les avait animés au moment de se lancer dans le grand bain du rock'n'roll.
De sa jeunesse passée à acheter, écouter, entasser les vieux 45 ou 78 tours trouvés le plus souvent dans les bacs à soldes des disquaires à sa carrière de performer rock'n'roll avec les Cramps, il n'aura de cesse de propager la musique des pionniers du genre. Et si les concerts des Cramps ont toujours marqué le public qui y assistait, c'était un peu (beaucoup même) grâce à la présence de ce grand échalas communiquant son énergie et sa force bien mieux que la presque totalité des chanteurs rock passés ou présents.
Ayant eu la chance, le bonheur de pouvoir côtoyer Ivy et Lux, de discuter un peu avec eux après une interview à Radio FMR et devant un verre de Beaujolais Nouveau (bien qu'ils préférassent le Cabernet Sauvignon), je suis tombé sous le charme de ce couple à la ville (ils sont restés ensemble presque quarante ans). Simples, presque timides, aux antipodes de la fureur et la rage qu'ils insufflaient au public lors de leurs concerts.
Merci pour tout et à la prochaine, Lux.
"Le terme "rock'n'roll", qui décrit un style de vie, l'acte sexuel et un type de musique est devenu "rock music" après que les coincés se soient efforcés de le légitimer."Lux Interior

Photo de Serge Naud (Ivy, Dusport, P. Lafitte, Lux)
mardi 10 février 2009
The Answer
Revoilà le quatuor nord-irlandais avec le fameux écueil du deuxième album après un premier sorti en 2006 ("Rise") acclamé par les fans et les critiques de bon goût.
"Everyday Demons" avait tout pour se casser la gueule, un parti pris plus rock, moins roots, frisant parfois le hard FM bonjoviesque, mais la maîtrise des quatre hard rockeurs, des riffs accrocheurs, des soli de tricoteur inspiré et la voix de Cormac Neeson, qui sur cet album fait plus Paul Rodgers que Robert Plant, méritent l'écoute de cet album.
Avec The Answer, on replonge dans une époque où les Marshalls crachaient du hard rock et où le métal balbutiait à peine dans les caves.
lundi 9 février 2009
Firecrackers
Dire qu'il va falloir attendre le 2 mars pour trouver l'album dans les bacs alors profitez des épisodiques passages radio ou extraits sur le web pour confirmer ce qu'un buzz (c'est comme ça qu'on dit maintenant) insinue.
Garage rock qui vire au rythm'n'blues, rock sudiste pour certains morceaux, Firecrackers est une réussite à beaucoup de points de vue, les chicaneurs parleront certainement de la "faiblesse" de la production mais cet album prouve que le rock se porte bien et donne furieusement envie de voir Firecrackers en concert.
10 titres plus un ghost track sur le CD mais une reprise de Lovin Spoonful sur le vynil, va falloir ruser sévère.
jeudi 22 janvier 2009
La Grande Sophie et Clarika
Clarika: "moi en mieux"
Match déséquilibré entre La Grande Sophie et Clarika. La première pourrait déjà passer pour une vieille de la vieille (je ne sais pas ce que ça donne d'accorder cette expression au féminin, mais tant pis) avec un cinquième album qui tranche par rapport aux albums précédents. La rockeuse à guitare et cuir (je force le trait) s'est muée en chanteuse auteure-compositrice pour "Des Vagues et des Ruisseaux", production à la maison pour un album très acoustique, des textes impeccables à faire passer la taulière de l'Elysée pour une élève de 3ème en pleine mutation sexuelle.
Evidemment, je suis de parti pris, mais à vous de vous faire une idée à partir du 29 janvier.
Clarika, quant à elle, sort un bon album dont la variété des compositions démontre que l'on n'a plus besoin d'aller chercher chez les anglo-saxons pour obtenir une production excellente, des textes qui font rigoler, pleurer et s'interroger. Clarika joue par moment la carte de la dérision, voire du cynisme mais en servant le texte et en le rendant meilleur. Belle réussite.
Attention, l'outsider Anaïs n'a pas dit son dernier mot car son album mérite également le détour mais vous devez déjà le savoir car c'est le seul album déjà sorti dans les bacs.
"Moi en mieux", de Clarika sort le 2 mars.
lundi 12 janvier 2009
Charlie Winston
La voix très présente, très chaleureuse et soul de Charlie Winston n'est pas sans rappeler par moments, mais dans un autre registre, Finlay Quaye.
Fortement recommandé!!!
vendredi 9 janvier 2009
Anthony Fletcher
Deuxième album pour Anthony Viaux, Alexandre Destrez et Philippe Poinet après "Atlantique", "A.F.P." laissera certainement un petit goût de manque.
A vrai dire, si l'on peut trouver le chant un peu léger, l'atmosphère générale de l'album dévoile plus de chansons intimistes (Une case en moins, Les bras en l'air, Même si, Canadair) que de pop mélodies enjouées (15h, Aquagym, Rendez-vous).
En faveur de cet album: la réussite des arrangements et des orchestrations.
Sortie le 2 mars 2009
jeudi 1 janvier 2009
A LA VILLE
1er album pour un quatuor de Brooklyn dont les membres sont moins bien habillés que les Strokes mais dont le sens de la mélodie semble avoir pris le dessus sur les arrangements pompeux des sus-nommés. Pop habile, refrains accrocheurs, une pincée de guitares crades pour faire un peu garage (je commence à en avoir ras ... la casquette de cette étiquette qu'on colle à tort et à travers pour asseoir une crédibilité pseudo underground). Locksley vaut quand même bien plus qu'un morceau dans la B.O. de Cloverfield (My kind of lover) ou un autre comme générique d'émission pour djeunz décérébrés sur MTV (Why Can't I be you).
Ecoutez "She Does", "Up the stairs", "Only a girl".
Les Beatles aussi ont commencé petits.
Sortie le 14 janvier
Plus d'infos sur Locksley
Guns n' Roses - "Chinese Democracy" - Geffen
Les plus belles cannes du monde se sont faites attendre plus de 10 ans pour accoucher de cet opus où le sieur Axl dévoile enfin son talent. Plus emmerdé par les enfantillages de sous-fifres imbibés et défoncés, cet album signe le passage de W. Axl Rose de rock star digne de ses prédécesseurs à diva catégorie je chante super mieux qu'avant et je vous ponds des arrangements super sophistiqués qui ne justifieront jamais le coût de fabrication.
Mais la cohérence de l'album, le niveau nettement supérieur des lyrics par rapport aux albums passés, contenteront non seulement leur auteur, qui se la pète un peu quand même, mais aussi les auditeurs ayant les oreilles moins ravagées que les headbangers qui sont, de toutes façons, passés à autre chose, surdité et oeillères d'intolérance oblige.
Ce qui est dommage, c'est que ça va être difficile de faire mieux.
Plus d'infos sur Guns'n'Roses
lundi 29 décembre 2008
A LA VILLE
Craftmen Club - "Thirty six minutes" - PIAS
Ramener Craftmen Club à un nouveau groupe de garagistes bretons est certes un signe de qualité mais cela reste un peu réducteur. Si on trouve effectivement des morceaux rock bien rentre dedans (I can't get around), il y a aussi sur cet album des perles que n'aurait pas reniées 16 Horsepower (Desert Land, Goodbye Mother).
Bref, enfin un album de rock français (chanté en anglais, mais pas que) qui tient la route et se laisse écouter et réécouter avec plaisir du début à la fin.
Sortie publique le 19 janvier.
Rachel Unthank & the Winterset - "The Bairns" - Rough Trade
Le dernier disque qui me fait dresser les poils tellement ces reprises de chansons traditionnelles sont bien orchestrées, excellemment chantées par ces 4 filles venues du Northumberland. Assurément, ce n'est pas évident de comprendre les paroles car chantées en vieil anglais, voire en gaélique, mais on se laisse avoir à tous les coups.
Attention, ce n'est pas du rock, pas du jazz, pas de la funk, c'est le prototype de toutes les musiques actuelles.
Magique.
